Macaron…

Qu’oIMG_0117n le dise : le macaron (2 coques avec « garniture ») n’est pas prêt à disparaître car il est  plébiscité par tous à l’étranger. A Ankara cette petite bouchée fait des ravages, les boutiques « chics » en proposent mais j’ai des doutes sur leur qualité même si je n’en ai pas gouté un seul. Etant « peu portée sur le sucre » j’ai une tendance à rechigner de goûter des autres (surtout à l’étranger) pas parce que je fais mieux mais je n’ai pas confiance à la façon où la pâtisserie a été confectionnée. Déformation scolaire: les prof nous ont tellement fait peur sur la propagation des bactéries qu’on est sorti avec un peur bleu des intoxications alimentaires (personnellement j’en ai fait les frais dans une établissement soi disant « safe »).

Oups je digresse

J’ai eu pas mal de demandes de cours de macarons pour des particuliers et professionnels (chefs cuisiniers étrangers)… Même si je n’aime pas particulièrement les macarons (trop sucré à mon goût) je me suis pliée à l’exercice. Force est de constater que faire (chez soi) c’est une chose, enseigner c’en est une autre. L’apprenant n’est pas en cause mais son environnement (sa cuisine, ses équipements et ses ingrédients). Même recette et  même « enseignante » donnent des résultats surprenants : pas de coques présentables pour la première « élève » et 1/5ème pour le deuxième.  Ce qui me surprend le plus : on a beaucoup à prendre ses précautions (solutions des erreurs de l’échec précédent) on n’est pas à l’abri d’avoir de nouveaux (à mon grand désespoir).

Le prix élevé de cette bouchée est justifiée (ou justifiable) par la lourde perte de chaque tentative (s’il est fait « maison »). Mine de rien c’est frustrant de ne pas pouvoir sortir un produit présentable lorsqu’on a passé du temps à pâtisser.

Peut être qu’une fois que j’aurais dompté cette « petite bête », j’aurais un peu plus d’amour pour elle, en attendant je continue à prier à chaque fournée pour qu’elle soit présentable.

 

 

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