N’ayez pas peur…

tarte aux poires à la ganache chocolat noir
mariage heureux malgré l’aspect (reste de pâte sablée poires pochées/ ganache chocolat noir)
brioche à l'ananas frais
aspect visuel parfait mais le goût n’y est pas (brioche à l’ananas frais)

C’est dans l’air du temps, faute de mieux et sans doute pour oublier les tracas du quotidien, nous nous focalisons sur le contenu de notre assiette donc notre bien être. Nous sommes donc à la recherche : plaisir, gastronomie, voyages, cuisine, pâtisserie… Il en vint un moment où nous nous jetons à l’eau : mettre les mains à la pâte en tant qu’amateur et devient professionnel lorsque la passion vous dévore…
Etant un pur produit urbain et ancien col blanc, je me suis reconvertie dans la pâtisserie (ne faites pas l’impasse sur la formation et les stages, on veuille ou non c’est le meilleur endroit pour apprendre même si ce n’est pas toujours facile…).
On entend et voit des monts et merveilles dans les réseaux sociaux mais la réalité est tout autre. Pour une photo magnifique publiée il a fallu des heures travaillées en amont.
Là je ne vous parle que le visuel, je vous laisse imaginer le travail du goût. En dépit des efforts fournis, le résultat obtenu n’est pas toujours au rendez vous. Il est plus facile de manier les chiffres que les ingrédients ! Les chiffres sont  « invariables » mais les ingrédients sont sujets aux modifications d’un tas de facteurs comme la température, l humidité, le savoir faire, le matériel…
Rien, cependant, ne devrait vous empêcher de vous jeter à l’eau car rien ne vaut l’expérience. Ce n’est pas parce qu’on a reçu une formation qu’on a le savoir faire. On ne l’obtient qu’en travaillant. J’en ai des loupés pâtissiers (et culinaires) !. Le plus souvent le visuel pêche. Fort heureusement le goût est là pour sauver ces heures de travail. Mais la pâtisserie est une boîte de pandore : il y a des jours où les « valeurs sûres » ne les pas du tout et d’autres où « l’accommodation » des restes (ingrédients) est exquise.
Ne cherchez pas à rivaliser avec les autres amateurs ou professionnels, vous ne faites que renforcer vos frustrations. Les « créations » des autres ne sont là que pour vous inspirer. Vos productions, si elles sont faites avec amour, ne peuvent qu’être bonnes. Enfin nous ne sommes pas tous appelés à être Christophe Michalak ! (tant mieux sinon où est la diversité ?). Il y a un part de nous dans notre « gâteau » n’est pas là l’essentiel ?

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Macaron…

Qu’oIMG_0117n le dise : le macaron (2 coques avec « garniture ») n’est pas prêt à disparaître car il est  plébiscité par tous à l’étranger. A Ankara cette petite bouchée fait des ravages, les boutiques « chics » en proposent mais j’ai des doutes sur leur qualité même si je n’en ai pas gouté un seul. Etant « peu portée sur le sucre » j’ai une tendance à rechigner de goûter des autres (surtout à l’étranger) pas parce que je fais mieux mais je n’ai pas confiance à la façon où la pâtisserie a été confectionnée. Déformation scolaire: les prof nous ont tellement fait peur sur la propagation des bactéries qu’on est sorti avec un peur bleu des intoxications alimentaires (personnellement j’en ai fait les frais dans une établissement soi disant « safe »).

Oups je digresse

J’ai eu pas mal de demandes de cours de macarons pour des particuliers et professionnels (chefs cuisiniers étrangers)… Même si je n’aime pas particulièrement les macarons (trop sucré à mon goût) je me suis pliée à l’exercice. Force est de constater que faire (chez soi) c’est une chose, enseigner c’en est une autre. L’apprenant n’est pas en cause mais son environnement (sa cuisine, ses équipements et ses ingrédients). Même recette et  même « enseignante » donnent des résultats surprenants : pas de coques présentables pour la première « élève » et 1/5ème pour le deuxième.  Ce qui me surprend le plus : on a beaucoup à prendre ses précautions (solutions des erreurs de l’échec précédent) on n’est pas à l’abri d’avoir de nouveaux (à mon grand désespoir).

Le prix élevé de cette bouchée est justifiée (ou justifiable) par la lourde perte de chaque tentative (s’il est fait « maison »). Mine de rien c’est frustrant de ne pas pouvoir sortir un produit présentable lorsqu’on a passé du temps à pâtisser.

Peut être qu’une fois que j’aurais dompté cette « petite bête », j’aurais un peu plus d’amour pour elle, en attendant je continue à prier à chaque fournée pour qu’elle soit présentable.

 

 

Tous les agrumes ne se valent pas

Il semblerait qu’on ne trouve pas les mêmes propriétés d’une variété à une autre même lorsqu’on parle d’une même famille. J’adore les agrumes et à toutes les sauces aussi j’ai eu envie de faire de la confiture faite par moi pour moi (il était temps 😎).

Certes la Turquie est d’un pays d’agrume mais on n’en trouve pas tant de variétés que ça : O-orange (de table et à jus – excellent par ailleurs), citron, pamplemousse « rose » (moins bonne que celle de la Floride), clémentine, mandarine et d’un espèce de citron/mandarine dont je vous ai déjà parlé (à moins que ce soit sur mon FB).

N’étant pas la saison de clémentine ou mandarine, je me suis rabattue sur « citron/mandarine » pour faire ma « marmelade de clémentine ». Ce fut un désastre culinaire 😰. LA CHOSE était plus liquide que solide. Les tranches de citron/mandarine étaient peu appétissants (visuellement). Au lieu de la marmelade j’ai eu un sirop légèrement amer.

J’ai pensé que l’agrume local pourra remplacer la clémentine car elle a une peau fine (la recette recommandait des clémentines à peau fine) et a l’aspect (intérieur) d’une clémentine sauf elle est plus acide (cru). Comme quoi il y a des limites dans les « remplacements ». J’aurais du savoir ce n’est pas qu’on est de la même fratrie qu’on a les mêmes qualités (et les défauts) les uns comme des autres 🙄. On en apprend tous les jours.

Petite consolation : le sirop s’est révélé d’être un bon produit car mélangé avec de l’eau fraîche, sa petite pointe amertume donne du caractère à la boisson (Miss Zap aurait aimé)

macération citron/mandarine
macération citron/mandarine
citron/mandarine émincé
citron/mandarine émincé