Macaron…

Qu’oIMG_0117n le dise : le macaron (2 coques avec « garniture ») n’est pas prêt à disparaître car il est  plébiscité par tous à l’étranger. A Ankara cette petite bouchée fait des ravages, les boutiques « chics » en proposent mais j’ai des doutes sur leur qualité même si je n’en ai pas gouté un seul. Etant « peu portée sur le sucre » j’ai une tendance à rechigner de goûter des autres (surtout à l’étranger) pas parce que je fais mieux mais je n’ai pas confiance à la façon où la pâtisserie a été confectionnée. Déformation scolaire: les prof nous ont tellement fait peur sur la propagation des bactéries qu’on est sorti avec un peur bleu des intoxications alimentaires (personnellement j’en ai fait les frais dans une établissement soi disant « safe »).

Oups je digresse

J’ai eu pas mal de demandes de cours de macarons pour des particuliers et professionnels (chefs cuisiniers étrangers)… Même si je n’aime pas particulièrement les macarons (trop sucré à mon goût) je me suis pliée à l’exercice. Force est de constater que faire (chez soi) c’est une chose, enseigner c’en est une autre. L’apprenant n’est pas en cause mais son environnement (sa cuisine, ses équipements et ses ingrédients). Même recette et  même « enseignante » donnent des résultats surprenants : pas de coques présentables pour la première « élève » et 1/5ème pour le deuxième.  Ce qui me surprend le plus : on a beaucoup à prendre ses précautions (solutions des erreurs de l’échec précédent) on n’est pas à l’abri d’avoir de nouveaux (à mon grand désespoir).

Le prix élevé de cette bouchée est justifiée (ou justifiable) par la lourde perte de chaque tentative (s’il est fait « maison »). Mine de rien c’est frustrant de ne pas pouvoir sortir un produit présentable lorsqu’on a passé du temps à pâtisser.

Peut être qu’une fois que j’aurais dompté cette « petite bête », j’aurais un peu plus d’amour pour elle, en attendant je continue à prier à chaque fournée pour qu’elle soit présentable.

 

 

Enseignement

grenadier d'Izmir
grenadier d’Izmir
grenade turque
grenade turque

 

 

 

 

 

 

 

 

« En apprenant, tu enseigneras. Et en enseignant, tu apprendras »

Extrait de Paroles de la chanson Son of Man[ Phil Collins ]

Il semblerait que Phil Collins ait raison…J’ai vérifié cette déclaration sur le terrain ce matin même. J’ai donné mon premier cours pâtisserie à des particuliers chez un particulier.  Je n’avais au départ aucune envie d’enseigner car n’ayant ni de patience ni de prédisposition particulière pour l’enseignement je ne me voyais pas dans le rôle d’une enseignante. Mais la dame a tellement insisté que j’ai accepté de donner un cours de « pâte à choux » (chouquettes aux éclairs). J’allais presque à reculons pour vous dire…

Oh miracle, elles étaient si gentilles que le cours s’est prolongé au delà des heures fixées. L’hôtesse et organisatrice de cette journée nous a même fait déjeuner !

Une journée enrichissante : j’ai beaucoup appris (sur moi-même et sur les autres). Pour se faire comprendre il faut avoir compris le pourquoi du comment. Les autres ne sont pas soi dans le sens où on a une capacité de compréhension propre à soi. Ce qui parait simple et évident ne l’est pas pour l’autre. Idem pour l’environnement. L’enseignement de la pâtisserie (ou d’autre matière) est une pochette surprise. On a tous des facilités propres à chacun. Ce n’est pas parce qu’on a mal poché (couché la pâte à choux) que le chou sera moche à la sortie du four ! Tout comme l’aspect n’est pas le critère le plus important dans la réussite d’un éclair. Ainsi l’élève la plus appliquée ne produit pas les éclairs les plus réussis. Le chou doit être « creux » pour accueillir la crème pâtissière comme il faut… Le matériel ne fait pas tout il faut aussi du doigté…

Mon « enseignement » va t il porter fruits ? Je l’espère (même si ça signifie que je n’aurai pas de commande de chouquettes, choux fourrés, éclairs…). Peut être que je pourrai envisager un cours collectif pour voir mes propres limites ?